Une forêt, une mare, une prairie ou un désert peuvent abriter de nombreuses espèces. Pourtant, les êtres vivants ne sont pas répartis au hasard : chacun vit dans un milieu qui présente certaines conditions et lui fournit les ressources nécessaires à sa vie.
La température, la lumière, la quantité d’eau ou encore la nature du sol peuvent influencer les êtres vivants présents dans un environnement. Les espèces y trouvent également de la nourriture, des abris, des lieux de reproduction et entrent en relation avec d’autres organismes.
Dans la leçon sur la diversité du vivant, nous avons découvert que la biodiversité comprend notamment la diversité des espèces et des milieux de vie. Nous allons maintenant observer ces milieux de plus près pour comprendre ce qu’est un habitat, comment se définit une population, ce que représente la niche écologique d’une espèce et comment tous ces éléments se retrouvent au sein d’un écosystème.
Cette leçon permet de comprendre comment les êtres vivants se répartissent dans leur milieu, ce qui distingue un habitat d’une niche écologique, comment se définit une population et comment ces différentes notions permettent de comprendre un écosystème.
Un milieu de vie, qu’est-ce que c’est ?
Un milieu de vie est un lieu où vivent des êtres vivants. Une forêt, une mare, une prairie, un désert ou un littoral sont par exemple des milieux de vie.
Tous ces milieux sont différents. Dans une forêt, on trouve de nombreux arbres et le sol est souvent humide et ombragé. Dans un désert, l’eau est beaucoup plus rare et les températures peuvent être très élevées pendant la journée. Dans une mare, l’eau occupe une grande partie du milieu et permet la vie de nombreuses espèces aquatiques.
Pour comprendre pourquoi certaines espèces vivent dans un milieu plutôt que dans un autre, il faut donc observer ce qui compose le milieu, mais aussi certaines de ses caractéristiques, comme la température, l’humidité ou la quantité de lumière.
De quoi se compose un milieu de vie ?
Lorsque les scientifiques étudient un milieu de vie, ils commencent par observer les êtres vivants qui y vivent : animaux, plantes, champignons ou micro-organismes.
Ils observent également les éléments non vivants qui font partie de ce milieu, comme l’eau, l’air, le sol ou les roches.
Enfin, ils peuvent mesurer ou comparer plusieurs caractéristiques du milieu. Par exemple, ils peuvent mesurer sa température, observer s’il est humide ou sec, ou comparer la quantité de lumière reçue à différents endroits.
Ils nous renseignent à la fois sur ce que contient le milieu et sur les conditions que l’on y rencontre.
Ce sont les organismes qui vivent dans le milieu.
Ils font partie du milieu, mais ne sont pas des êtres vivants.
Elles permettent de décrire les conditions que l’on rencontre dans ce milieu.
Les mêmes éléments et les mêmes caractéristiques ne se retrouvent pas de la même manière dans tous les milieux.
Les arbres y sont nombreux. Le sol peut rester humide et, sous les branches et les feuilles, la lumière est souvent moins forte qu’en terrain découvert.
L’eau y est rare et l’air est très sec. Les températures peuvent être très élevées pendant la journée et beaucoup plus basses pendant la nuit.
L’eau douce y est abondante. On peut y rencontrer des plantes aquatiques, des insectes, des poissons ou des amphibiens, comme les grenouilles.
Les conditions du milieu influencent les êtres vivants
Toutes les espèces n’ont pas les mêmes besoins. Certaines vivent dans des endroits très humides, d’autres peuvent supporter un manque d’eau important. Certaines ont besoin de beaucoup de lumière, tandis que d’autres vivent mieux à l’ombre.
La température, la quantité d’eau, la lumière ou encore l’humidité peuvent donc favoriser certaines espèces et rendre la vie plus difficile pour d’autres.
Chaque espèce possède des caractéristiques qui lui permettent de vivre dans certains milieux mieux que dans d’autres.
Une grenouille a besoin d’un milieu humide et d’eau pour une partie de son cycle de vie. Un cactus, au contraire, peut vivre dans un milieu où l’eau est rare.
Certaines plantes se développent mieux en plein soleil, tandis que d’autres poussent dans les zones ombragées sous les arbres d’une forêt.
Un lézard du désert peut vivre sous de fortes chaleurs, alors que certaines espèces des régions froides sont adaptées à des températures beaucoup plus basses.
7 questions pour vérifier ce que tu as compris. Choisis une réponse, puis lis l’explication avant de continuer.
L’habitat : où vit une espèce ?
Une espèce ne peut pas vivre n’importe où. Elle doit trouver un endroit où elle peut se nourrir, se protéger et se reproduire. Cet endroit constitue son habitat.
L’habitat ne correspond pas forcément à tout un milieu de vie. Dans une forêt, par exemple, certaines espèces vivent dans les arbres, d’autres sur le sol, sous les feuilles mortes, dans le bois en décomposition ou près d’un cours d’eau. Une même forêt peut donc offrir plusieurs habitats différents.
L’habitat d’une espèce dépend de ses besoins. Un poisson a besoin d’un habitat aquatique, tandis qu’un écureuil trouve dans les arbres des endroits pour se déplacer, s’abriter et chercher sa nourriture. Étudier un habitat permet donc de comprendre où une espèce vit et ce qu’elle y trouve pour vivre.
Un habitat doit répondre aux besoins de l’espèce
Pour vivre dans un endroit, une espèce doit pouvoir y trouver ce dont elle a besoin au cours de sa vie. Ces besoins ne sont pas exactement les mêmes pour toutes les espèces.
Un animal doit notamment pouvoir trouver de la nourriture, un endroit où se protéger et un lieu adapté pour avoir ses petits. Pour une plante, l’habitat doit par exemple lui fournir de l’eau, de la lumière et un sol dans lequel elle peut se développer.
L’habitat doit permettre à l’espèce de vivre et d’accomplir les différentes étapes de son existence.
L’espèce doit pouvoir trouver les aliments ou les ressources dont elle a besoin pour vivre.
Un habitat peut offrir des cachettes, un terrier, un nid, des branches ou d’autres endroits où l’animal peut s’abriter.
L’espèce doit aussi trouver un endroit où elle peut se reproduire et où ses petits peuvent commencer leur développement.
Les arbres ne sont pas seulement l’endroit où vit l’écureuil : ils répondent à plusieurs de ses besoins.
Un même milieu peut offrir plusieurs habitats
Un milieu de vie peut être très vaste et contenir des endroits très différents les uns des autres. Dans une forêt, par exemple, les conditions ne sont pas exactement les mêmes dans les branches, sous l’écorce d’un arbre ou parmi les feuilles mortes qui recouvrent le sol.
Ces différents endroits peuvent servir d’habitat à des espèces différentes. Certaines passent une grande partie de leur vie dans les arbres, tandis que d’autres vivent surtout près du sol ou dans le bois mort.
Observons quelques endroits où des êtres vivants peuvent trouver les ressources et les conditions dont ils ont besoin.
Des oiseaux, des écureuils et de nombreux insectes peuvent se déplacer, chercher leur nourriture ou s’abriter dans les arbres.
Des insectes, des champignons et d’autres petits organismes peuvent vivre dans le bois en décomposition ou sous l’écorce.
Le sol couvert de feuilles offre un endroit humide et protégé où l’on peut notamment rencontrer des vers de terre, des limaces et de petits animaux.
Les zones humides situées près d’un ruisseau peuvent accueillir des amphibiens, des insectes et des plantes qui ont besoin d’un environnement riche en eau.
Un abri est un endroit précis où un animal peut se protéger, se reposer ou parfois élever ses petits. Un nid, un terrier ou une cavité peuvent donc servir d’abri.
L’habitat est plus large : il correspond à l’endroit où l’espèce vit et où elle trouve tout ce dont elle a besoin, notamment sa nourriture, ses abris et les lieux nécessaires à sa reproduction.
Un habitat peut changer
Un habitat n’est pas toujours identique au fil du temps. Il peut se transformer naturellement, par exemple avec les saisons, une période de sécheresse, une inondation ou une tempête.
Les activités humaines peuvent également modifier un habitat. La construction d’une route ou de bâtiments, l’abattage d’arbres ou la pollution peuvent changer les endroits où les espèces trouvent leur nourriture, leurs abris ou leurs lieux de reproduction.
Certains changements sont naturels, tandis que d’autres sont liés aux activités humaines.
La température, la quantité de lumière et la nourriture disponible changent au cours de l’année. Certaines espèces se déplacent, ralentissent leur activité ou passent l’hiver à l’abri.
Une sécheresse peut faire baisser le niveau de l’eau d’une mare, tandis qu’une inondation ou une tempête peut transformer rapidement certains endroits.
La construction, la coupe de végétation ou la pollution peuvent réduire ou transformer les espaces utilisés par les êtres vivants.
Lorsqu’il pleut très peu pendant une longue période, le niveau de l’eau d’une mare peut diminuer. La surface occupée par l’eau devient alors plus petite.
Ce changement peut réduire les endroits disponibles pour les animaux et les plantes qui vivent dans l’eau ou qui en dépendent pour une partie de leur vie.
7 questions pour vérifier ce que tu as compris sur l’habitat et les besoins des espèces.
Les individus et les populations d’êtres vivants
Jusqu’à présent, nous avons surtout étudié les milieux de vie et les habitats des espèces. Mais lorsqu’on observe un milieu, on rencontre des êtres vivants : par exemple un renard, une grenouille ou un papillon.
Chacun de ces êtres vivants appartient à une espèce. En biologie, on appelle individu un seul être vivant appartenant à une espèce.
Lorsqu’on trouve plusieurs individus de la même espèce vivant dans un même endroit au même moment, ils forment une population.
Qu’est-ce qu’un individu ?
En biologie, chaque être vivant est appelé un individu.
Un individu peut être seul ou se trouver au milieu de nombreux autres êtres vivants de la même espèce. Dans les deux cas, chacun reste un individu distinct.
Même lorsque plusieurs animaux de la même espèce sont réunis, on peut les distinguer et les compter séparément.
Si dix pigeons sont rassemblés au même endroit, chacun d’eux est un individu.
Dans un groupe de poissons, chaque poisson peut être considéré séparément comme un individu.
Une colonie peut contenir de très nombreuses fourmis, mais chaque fourmi est un être vivant distinct.
Compter les individus permet de savoir combien d’êtres vivants d’une même espèce sont présents dans un endroit donné.
Qu’est-ce qu’une population ?
En biologie, une population regroupe les individus d’une même espèce qui vivent dans un même lieu au même moment.
Le mot « population » ne désigne donc pas seulement les humains. On peut aussi parler d’une population de lapins, de poissons, de papillons ou de nombreuses autres espèces.
Pour le savoir, il faut vérifier trois points : l’espèce, le lieu et la période observée.
Des lapins et des renards peuvent vivre dans la même prairie, mais ils n’appartiennent pas à la même espèce. Ils ne forment donc pas une seule population.
Des animaux de la même espèce vivant dans deux endroits éloignés peuvent appartenir à deux populations différentes.
Le nombre d’individus présents dans un lieu peut changer au fil des saisons ou des années.
Imaginons deux prairies éloignées l’une de l’autre, dans lesquelles vivent des lapins de la même espèce.
On y observe 18 lapins de la même espèce. Ils constituent une population dans cette prairie.
Plusieurs kilomètres plus loin, 11 lapins de la même espèce vivent dans une autre prairie. Ils constituent une autre population.
Le nombre d’individus d’une population peut changer
Le nombre d’individus qui composent une population n’est pas toujours le même. Il peut augmenter ou diminuer au cours des mois et des années.
En biologie, on appelle effectif le nombre d’individus que compte une population. Suivre cet effectif permet d’observer son évolution au fil du temps.
Plusieurs événements peuvent ajouter des individus à une population ou, au contraire, en faire diminuer le nombre.
Lorsque de nouveaux petits naissent, le nombre d’individus de la population peut augmenter.
Des individus venant d’un autre endroit peuvent rejoindre la population.
Lorsque des individus meurent, l’effectif de la population diminue.
Certains individus peuvent quitter l’endroit pour aller vivre ailleurs.
Imaginons que des scientifiques comptent régulièrement les mésanges charbonnières vivant dans le même parc.
7 questions pour vérifier ce que tu as compris sur les individus, les populations et leur effectif.
La niche écologique : comment une espèce vit-elle dans son milieu ?
Savoir où vit une espèce ne suffit pas pour comprendre complètement comment elle vit dans son milieu. Il faut aussi savoir ce qu’elle mange, où elle cherche sa nourriture, à quel moment elle est active ou encore quels endroits elle utilise pour se reproduire.
L’ensemble de ces informations permet de définir sa niche écologique. Deux espèces peuvent ainsi vivre dans le même milieu sans utiliser exactement les mêmes ressources ni vivre de la même façon.
Habitat et niche écologique : quelle différence ?
Ces deux notions apportent des informations différentes sur une espèce.
Il correspond au lieu dans lequel l’espèce vit.
Elle décrit la manière dont l’espèce utilise son environnement pour vivre.
Le hérisson peut vivre dans des jardins, des haies, des prairies et à la lisière des bois.
Il sort surtout la nuit et recherche au sol des invertébrés, comme des vers de terre, des insectes ou des limaces.
Que comprend la niche écologique d’une espèce ?
Pour comprendre comment une espèce vit dans son milieu, il faut observer à la fois ses relations avec les autres êtres vivants et les caractéristiques physiques du milieu.
En écologie, on utilise deux termes pour distinguer ces deux types d’influences : les facteurs biotiques et les facteurs abiotiques.
Le premier terme concerne les êtres vivants. Le second concerne les éléments et les conditions non vivants du milieu.
Ils correspondent aux êtres vivants avec lesquels une espèce est en relation.
Ils correspondent aux éléments non vivants et aux conditions physiques du milieu.
Pour comprendre sa niche écologique, on peut observer à la fois les autres êtres vivants dont il dépend et les conditions physiques de son environnement.
Le lézard peut se nourrir d’insectes et d’autres petits animaux. Il peut aussi être chassé par certains oiseaux ou mammifères.
La température, l’ensoleillement et la présence de rochers chauffés par le Soleil influencent les endroits et les moments où il est actif.
Un même habitat peut accueillir des espèces aux niches différentes
Partager le même habitat ne signifie pas vivre de la même façon. Deux espèces peuvent fréquenter le même endroit, mais chercher une nourriture différente, être actives à des moments différents ou utiliser d’autres parties du milieu.
Une prairie peut accueillir de nombreuses espèces. Comparons une abeille et une araignée qui vivent toutes les deux dans ce milieu.
Elle récolte du nectar et du pollen sur les fleurs.
Elle se déplace principalement pendant la journée, lorsque les conditions lui permettent de butiner.
Elle visite de nombreuses fleurs pour y récolter les ressources dont elle a besoin.
Elle se nourrit de petits animaux, notamment d’insectes qu’elle capture.
Selon l’espèce, elle peut attendre ses proies dans une toile ou les rechercher directement.
Elle peut utiliser les herbes et les tiges comme support pour se déplacer ou installer sa toile.
Un même habitat peut donc convenir à plusieurs espèces sans qu’elles aient exactement la même façon d’y vivre.
Comment plusieurs espèces partagent-elles les ressources d’un même habitat ?
Dans un même habitat, plusieurs espèces peuvent avoir besoin de nourriture, d’eau ou d’abris. Si elles recherchent exactement la même ressource et que celle-ci est limitée, elles peuvent entrer en concurrence.
Cette concurrence peut être moins importante lorsque les espèces ne recherchent pas exactement la même chose ou ne le font pas de la même façon.
Les espèces peuvent se différencier par ce qu’elles mangent, le moment où elles sont actives ou la partie de l’habitat dans laquelle elles cherchent leur nourriture.
Deux espèces vivant au même endroit peuvent se nourrir d’aliments différents et ne pas rechercher les mêmes proies ou les mêmes plantes.
Certaines espèces cherchent leur nourriture pendant la journée, tandis que d’autres sont surtout actives la nuit.
Dans une forêt, une espèce peut chercher sa nourriture dans les branches tandis qu’une autre la recherche principalement au sol.
Ces deux animaux peuvent chasser des insectes volants dans une même région, mais ils ne les recherchent généralement pas au même moment.
Elle est active pendant la journée et capture des insectes en vol.
De nombreuses chauves-souris insectivores chassent surtout après le coucher du Soleil.
En recherchant leur nourriture à des moments différents, ces deux espèces se retrouvent moins souvent en concurrence directe pour les insectes disponibles.
7 questions pour vérifier ce que tu as compris sur l’habitat, la niche écologique et les facteurs qui influencent les espèces.
Les êtres vivants dépendent les uns des autres
Dans un milieu de vie, les êtres vivants ne vivent pas indépendamment les uns des autres. Beaucoup doivent se nourrir d’autres êtres vivants pour obtenir l’énergie dont ils ont besoin.
Une souris peut manger des graines, un renard peut manger une souris, et une grenouille peut elle-même être mangée par un héron. Ces relations permettent de comprendre qui mange qui dans un milieu naturel.
Lorsqu’on relie plusieurs êtres vivants selon leurs relations alimentaires, on obtient une chaîne alimentaire.
Qui mange qui ? Comprendre une chaîne alimentaire
Dans la nature, certains êtres vivants se nourrissent d’autres êtres vivants. Ces relations peuvent être représentées sous la forme d’une chaîne alimentaire.
Chaque maillon de la chaîne correspond à un être vivant qui sert de nourriture au suivant. On peut ainsi suivre progressivement qui est mangé par qui.
Par exemple, une sauterelle peut manger des plantes, puis être mangée par une grenouille. La grenouille peut à son tour être capturée par un héron.
Ces deux mots permettent de décrire la relation entre un animal qui chasse et celui qu’il mange.
Une proie est un animal capturé et mangé par un autre animal. Une souris peut par exemple être la proie d’un renard.
Un prédateur est un animal qui capture d’autres animaux pour se nourrir. Le renard est donc un prédateur pour la souris.
Dans une chaîne alimentaire, la flèche part de l’être vivant qui est mangé et va vers celui qui le mange.
Les principales positions dans une chaîne alimentaire
Les êtres vivants n’occupent pas tous la même position dans une chaîne alimentaire. Certains produisent leur propre matière, tandis que d’autres doivent manger des êtres vivants pour se nourrir.
Les plantes vertes sont des producteurs primaires. Grâce à la lumière du Soleil, elles fabriquent la matière dont elles ont besoin pour se développer.
Elles constituent généralement le premier maillon d’une chaîne alimentaire.
Il se nourrit directement d’un producteur primaire. Il s’agit souvent d’un animal herbivore.
Il se nourrit d’un consommateur de premier ordre. Il mange donc un animal qui s’est lui-même nourri d’un producteur primaire.
Les décomposeurs transforment les restes d’êtres vivants morts et certains déchets produits par les êtres vivants.
Ils permettent ainsi de rendre au sol des éléments qui pourront ensuite être utilisés par les plantes.
Producteur primaire
Consommateur de premier ordre
Consommateur de deuxième ordre
Plusieurs chaînes alimentaires peuvent être reliées
Dans la nature, un animal ne mange généralement pas une seule espèce et il peut lui-même être mangé par plusieurs prédateurs.
Les chaînes alimentaires se croisent donc souvent. Lorsqu’on représente toutes ces relations ensemble, on obtient un réseau alimentaire.
Un même être vivant peut participer à plusieurs relations alimentaires.
Un prédateur peut manger plusieurs espèces différentes. Il peut donc apparaître dans plusieurs chaînes alimentaires.
Une même proie peut être mangée par plusieurs espèces de prédateurs. Elle relie alors plusieurs chaînes entre elles.
Observons quelques relations alimentaires que l’on pourrait rencontrer dans une prairie.
Que se passe-t-il si une espèce devient moins nombreuse ?
Dans une chaîne alimentaire, les espèces sont liées par leur alimentation. Si l’une d’elles devient moins nombreuse, cela peut avoir des conséquences sur les autres espèces de la chaîne.
Les animaux qui la mangent peuvent trouver moins de nourriture. À l’inverse, les êtres vivants qu’elle mangeait peuvent devenir plus nombreux.
Imaginons qu’il y ait beaucoup moins de sauterelles dans une prairie.
moins nombreuses
Comme il y a moins de sauterelles pour les manger, certaines plantes peuvent être davantage présentes.
Elles trouvent moins de sauterelles à manger. Leur population peut alors diminuer si elles ne trouvent pas suffisamment d’autres aliments.
Si les grenouilles deviennent à leur tour moins nombreuses, les hérons peuvent eux aussi trouver moins de nourriture.
L’écosystème : comprendre le milieu dans son ensemble
Jusqu’ici, nous avons étudié séparément plusieurs éléments : les milieux de vie, les populations, les habitats, les niches écologiques et les relations alimentaires.
Un écosystème comprend le milieu, les êtres vivants qui y vivent et les relations qui existent entre eux et avec leur environnement.
Pour voir comment ces éléments se retrouvent dans un même lieu, prenons l’exemple d’une mare.
Pour l’étudier, on peut relever trois types d’informations.
En observant toutes ces informations, on peut étudier comment les changements du milieu ou d’une population peuvent avoir des conséquences sur d’autres êtres vivants de la mare.
Où commence et où s’arrête un écosystème ?
Les limites d’un écosystème ne sont pas toujours faciles à repérer. Dans certains cas, elles sont assez évidentes. Dans d’autres, il faut choisir la zone que l’on souhaite étudier.
Tout dépend du lieu que l’on observe.
Ses bords permettent assez facilement de repérer la zone que l’on souhaite étudier.
Dans une grande forêt, il est beaucoup plus difficile de dire exactement où commence et où s’arrête la zone étudiée.
Pour étudier une rivière, un biologiste n’est pas obligé d’observer tout son parcours. Il peut choisir une portion de la rivière et étudier uniquement cette zone.
Les écosystèmes sont reliés entre eux
Délimiter un écosystème ne signifie pas qu’il est séparé de ce qui l’entoure. Dans la nature, il n’existe pas de mur entre une forêt, une prairie, une mare ou une rivière.
De l’eau, des graines et des animaux peuvent passer d’un endroit à un autre et ainsi relier plusieurs écosystèmes.
Ces échanges peuvent prendre des formes très différentes.
Un ruisseau peut traverser une forêt, alimenter une mare puis poursuivre son chemin. L’eau relie ainsi plusieurs endroits.
Un oiseau peut chercher sa nourriture dans une prairie, puis rejoindre une haie ou une forêt. Il passe alors d’un écosystème à un autre.
Certaines graines sont transportées par le vent ou par des animaux. Elles peuvent ainsi quitter un endroit et arriver dans un autre.
Même si l’on choisit une zone précise pour étudier un écosystème, des déplacements et des échanges continuent avec les espaces voisins.
À retenir
Voici ce qu’il faut surtout retenir pour comprendre comment les êtres vivants vivent dans leur milieu.
Exercices
Exercice 1 — QCM : les êtres vivants dans leur milieu
20 situations pour vérifier si tu sais utiliser les notions de la leçon et raisonner à partir d’exemples concrets. Chaque bonne réponse rapporte 1 point.
Exercice 2 — Notions et situations
Associe chaque notion à sa définition, puis reconnais la notion illustrée par différentes situations.
Choisis la définition qui correspond à chacune des six notions.
Lis chaque situation puis choisis la notion qu’elle illustre le mieux.
Exercice 3 — Compléter les enchaînements
Complète chaque enchaînement avec l’élément qui manque.
Observe attentivement les informations données, puis choisis l’élément qui complète correctement chaque enchaînement.
Exercice 4 — Repérer les erreurs scientifiques
Chaque affirmation contient une erreur. Clique sur la partie qui te semble incorrecte.
Lis chaque affirmation en entier avant de répondre. Une seule partie est incorrecte dans chaque cas.
Exercice 5 — Interpréter l’évolution d’une mare
Observe les données puis utilise les notions de la leçon pour comprendre les changements dans ce milieu.
Ils ont également observé que les grenouilles se nourrissent notamment d’insectes et que les hérons peuvent chasser les grenouilles.
| Moment | Profondeur de l’eau | Insectes observés | Grenouilles | Hérons |
|---|---|---|---|---|
| Mai | 54 cm | 72 individus | 26 individus | 5 individus |
| Juillet | 29 cm | 41 individus | 15 individus | 2 individus |
| Septembre | 46 cm | 61 individus | 22 individus | 4 individus |
Réponds aux cinq questions en t’appuyant à la fois sur le tableau et sur ce que tu as appris dans la leçon.

